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Haiti:La cyberlégislation une nécessité pour renforcer le commerce électronique

La cybercriminalité est une des formes de délinquance qui connait actuellement la croissance la plus forte. La rapidité et la fonctionnalité des technologies modernes, conjuguées à l’anonymat qu’elles permettent, facilitent la commission de nombreux crimes et délits. Les ressources d’Internet sont inépuisables (Réseaux sociaux, encyclopédies, jeux, vidéos, films, actualités…). Car, si Internet regorge de données et d’outils en tout genre, surfer sur le Web comporte également de nombreux risques, auxquels sont particulièrement exposés les enfants (mauvaises rencontres, usurpation d’identité, harcèlement, vidéos pornographiques,…). Il est vrai que c’est la fracture numérique qui diminue en Haïti quand nos enfants peuvent avoir leur smartphone pour naviguer sur le web mais il n’y a aucune loi qui les protège contre les nombreux crimes qui se font via l’Internet.

La cybercriminalité est une notion floue et abstraite qui a vu le jour à la fin des années 1990. Elle désigne toutes les infractions pénales susceptibles de se commettre sur ou au moyen d’un système informatique généralement connecté à un réseau. Selon l’OCDE, la cybercriminalité s’assimile à tout comportement illégal, ou contraire à l’éthique, ou non autorisé, qui concerne un traitement automatique de données et de transmission de données. Le terme cybercriminalité renvoie à une nouvelle forme de délinquance qui se situe dans un espace virtuel communément appelé le cyberespace. En effet, si Internet a permis à des millions de personnes d’accéder à d’innombrables informations, son développement a par ailleurs engendré la naissance du «cybercrime». Le terme cyber se voit ainsi associé à toutes sortes de délinquance: la «cyberfraude», le «cyberterrorisme», la «cyber pédophilie». De nos jours, les jeunes ont accès plus facilement au monde virtuel et aux médias sociaux de plus en plus tôt. Il est maintenant possible de naviguer sur Facebook, Twitter et texter à même notre téléphone cellulaire, iPod, iPad, tablette etc. Toutefois certains jeunes ne possèdent pas nécessairement encore le sens critique ou la capacité de juger du contenu et de distinguer la fiction de la réalité.

Pour les jeunes, Internet est uniquement une collection de sites ou un lieu de rencontres et d’échanges avec des adolescents de leur âge mais ils ignorent qu’ils peuvent être la proie d’un pédophile qui se cache derrière son petit écran. Plus de 20 milliards de dollars sont dépensés chaque année pour la pornographie et la prostitution enfantine dans le monde (source : ONU/UNESCO). Le préjudice infligé aux victimes de la pornographie enfantine est double car au traumatisme entraîné par les sévices sexuels s’ajoute-le fait de savoir que les images horribles mises en ligne sont indélébiles. Les chiffres parlent forts. 80 % des enfants qui « tchatent » ont déjà été victimes de harcèlement sexuel allant de la tentative de séduction verbale à l’abus sexuel et à sa préparation (source : sondage représentatif de jugendschutz.net, Allemagne). Pour le cas de nos enfants qui sont victimes dans nos murs, il semblerait que les chiffres ne sonneront pas bien mais personne n’en parle. Qui parlera si la loi est neutre ? L’Etat haïtien doit agir de façon urgente pour protéger les enfants des crimes et délits en ligne et coincer les cybercriminels qui en profitent par la loi.

Bien sûr, on en parle pour la région (L’Amérique latine). La prévention et la lutte contre la violence contre les enfants à travers l’Internet dans les pays d’Amérique latine est une étude régionale qui a vu le jour dans le but d’éclairer les problèmes partagés par les différents pays, d’identifier les lacunes dans la législation, et de mettre en évidence les bonnes pratiques dans la prévention et la protection des mineurs victimes de l’exploitation sexuelle en ligne. Encadrée par les normes internationales et régionales sur la protection des enfants contre l’exploitation en ligne, cette étude se concentre surtout sur les images d’abus d’enfants plus communément identifiées comme la pornographie enfantine, et le toilettage en ligne, la cyberintimidation et sexting, qui sont les infractions les plus courantes commises en ligne qui menacent le droit d’un enfant à une vie saine et sa dignité sexuelle. Il faut dans la recherche les études relatives à l’utilisation des technologies de l’information et de la communication (TIC), les statistiques officielles relatives aux crimes commis contre les enfants à travers l’Internet. Les chiffres déterminent notre état et peuvent aider à prendre une meilleure orientation. En Haïti, beaucoup de moins de 18 ans sont en ligne et la toile est très dangereuse, ce qui pousse à dire que la rédaction d’une loi sur la protection des mineurs sur le web est devenue une nécessité pour le pays.

Toutefois,Les pays de la Caraïbe comme Haiti ne devraient pas agir isolément lorsqu’ils élaborent et adoptent un cadre juridique pour la protection des données personnelles et la lutte contre la cybercriminalité afin de renforcer la confiance dans l’utilisation d’Internet.Les lois et les politiques doivent être harmonisées aux niveaux régional et international.L’établissement de normes minimales aide les pays à se coordonner entre eux pour concevoir et appliquer leur législation et à
renforcer les institutions chargées de la faire respecter.

Sindy Obed
sindyobed3@gmail.com

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