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Quand la nation demande des comptes via les réseaux sociaux en Haiti

 

Les réseaux sociaux numériques constituent des outils aux potentialités remarquables pour favoriser l’engagement, quelle que soit la nature de cet engagement. Les nombreux exemples montrent qu’ils sont de plus en plus investis dans cette perspective à la fois par les entreprises, par les pouvoirs Publics, par les organisations de la société civile, par des collectifs plus ou moins informels et par des individus désireux de s’engager et de défendre une cause. Mais ils sont aussi l’objet d’engagement de la part d’individus ou d’organisations. Certains agissent par exemple pour défendre les libertés sur le net.

Il importe de ne pas sous-estimer ces engagements et plus généralement l’engagement par le biais des réseaux sociaux. Et la tentation existe de considérer qu’il s’agit d’un engagement virtuel, inférieur aux formes qui impliquent une mise en jeu de sa personne, de son temps, de son argent… en allant manifester, faire signer des pétitions dans la rue, en faisant grève ou en prenant publiquement la parole. Le « slacktivisme » pour qualifier l’engagement via les pétitions en ligne ou les réseaux sociaux suggère un engagement « mou » (slack en anglais), sans consistance ; d’autres parlent de « collectivisme ». En fait, comme le développe le rapport, cette vision ne rend pas bien compte de la réalité et ignore combien les formes d’engagement sont diverses et dépendantes des circonstances et des outils dont disposent celles. Ceux qui désirent s’engager. Elle néglige aussi ce que montrent en ce domaine les travaux et recherches en matière de psychologie sociale et de communication sur la façon dont il est possible d’influencer et faire évoluer les attitudes et les comportements. En effet, ceux-ci mettent en lumière des phénomènes complexes, parfois contre-intuitifs, dont il importe de mesurer à la fois les effets immédiats et les effets à long terme.

Ce dont il faut avoir conscience, c’est qu’il n’y a pas un engagement sur Internet dont le seul aboutissement serait l’engagement dans la vie réelle et qui sans ce dernier, n’aurait ni valeur ni portée. En effet, il peut y avoir des formes d’engagement minimalistes, y compris au sein de modalités plus traditionnelles de mobilisation, et il n’y a pas une linéarité de l’engagement indépendante des outils dont disposent celles. Ceux qui s’engagent. Les deux types d’engagement ne sont ni hiérarchiques, ni chronologiques ni séparés mais complémentaires. La, le citoyen,ne passe d’un type d’action à l’autre en fonction de ses disponibilités, de ses capacités ou de ses envies. Ainsi, il peut y avoir interactions ou passages entre les divers outils mais ce passage peut se faire dans les deux sens : la signature d’une pétition peut conduire à descendre dans la rue ou à adhérer à une association, mais on peut sortir d’une manifestation, d’une réunion avec l’intention de lancer une pétition sur Internet.

Toutefois,si les réseaux sociaux constituent des outils offrant des possibilités considérables en matière d’engagement et de citoyenneté, ils ne peuvent pas être « une fin en soi » et il est indispensable, lorsqu’on entend les utiliser, d’avoir conscience de la réalité sociale et des pratiques qu’ils recouvrent mais aussi de les articuler avec le terrain.

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