Abinader accepte l’alliance de la “technodémocratie” promue par Biden

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Le président Luis Abinader fait partie des personnes convoquées par Joe Biden au sommet des pays démocratiques, dont il a exclu la Russie, la Chine et d’autres nations. EFE / AFP


Le président Luis Abinader a exprimé son soutien au “plan ambitieux” du président des États-Unis, Joe Biden, visant à créer “une alliance de la techno-démocratie”, afin d’éviter la domination de la technologie mondiale par des régimes autoritaires.

Abinader a fait sa démarche en intervenant dans le Sommet pour la Démocratie, promu par Biden, qui a réuni entre jeudi et vendredi de cette semaine des dirigeants virtuels de plus de cent pays pour affronter l’autoritarisme et promouvoir les droits de l’homme.

Le président dominicain, qui a réaffirmé son engagement envers les valeurs démocratiques et son respect des droits de l’homme, a mis en garde contre la menace que “le techno-autoritarisme et la surveillance représentent pour une démocratie ouverte et libre.”

Une justice indépendante
Abinader a également affirmé lors de son discours au Sommet qu'”il n’y a pas de démocratie libre” sans “justice indépendante.” “Nous nous engageons à rendre le système judiciaire réellement indépendant du pouvoir politique, en particulier en ce qui concerne la sélection du procureur général”, a déclaré le président, qui a énuméré plusieurs des réformes institutionnelles menées par son administration, dont certaines bénéficient du soutien des États-Unis, comme la transformation de la police nationale.

Le président dominicain a également mentionné la loi sur l’extinction des domaines ou les règles de passation des marchés publics pour enrayer la corruption et l’impunité et la consultation menée par le gouvernement pour la création de la plateforme politique de données publiques ouvertes.

Autoritarisme
Les dirigeants mondiaux qui ont participé au Sommet de la démocratie, promu et organisé par le président Biden, ont convenu de l’urgence de renouveler et de renforcer le modèle démocratique face à la menace des gouvernements autoritaires.

Le président Biden lui-même, dans son discours d’ouverture de l’événement, a décrit la lutte contre l’autoritarisme comme “le grand défi de notre temps”.

Dans le cadre du Sommet, la Maison Blanche a annoncé 424 millions de dollars de programmes d’aide pour la lutte contre la corruption, la promotion de médias indépendants et la défense d’élections libres et équitables.

Le Sommet s’est conclu hier par un nouveau message de Biden, dans lequel il a remercié le soutien des pays participants et annoncé qu’il aurait un suivi l’année prochaine. En outre, le président américain a souligné sa satisfaction de voir que l’importance de la liberté de la presse et les droits des femmes et des enfants ont été largement abordés lors du sommet.

Alliance avec d’autres pays
M. Biden a également salué l’initiative du Panama, du Costa Rica et de la République dominicaine de s’allier pour renforcer la transparence, la démocratie, le développement économique et les droits de l’homme dans la région de l’Amérique centrale et des Caraïbes. “C’est le genre d’engagement inspirant pour l’action que nous espérons voir au cours de la prochaine année d’action et de suivi”, a déclaré le président américain.

CHIFFRES

Critiques.
Le président Biden a reçu de vives critiques de la part de la Chine et de la Russie, exclues de la rencontre. La Chine s’est moquée de la rencontre avec de la propagande, notamment une chanson de rap en anglais qui disait que les Américains “vendent la démocratie comme ils vendent du Coca-Cola.” Selon M. Biden, la Chine et la Russie, leaders suprêmes dans le domaine des autocraties, ont réagi avec colère, accusant M. Biden d’attiser les divisions idéologiques de la guerre froide