Home Business CORONAVIRUS : Le gouvernement Haitien doit se doter d'un nouveau système...

CORONAVIRUS : Le gouvernement Haitien doit se doter d’un nouveau système d’alerte par SMS .

Tous les Haitiens n’ont pas encore été notifiés du CORONAVIRUS. L’acheminement du message auprès de plusieurs dizaines de millions de destinataires prend un certain temps.Les numéros de téléphone de dizaines de millions de citoyens n’ont pas pour autant été transmis à l’Etat. Les opérateurs ont simplement utilisé leurs infrastructures et leurs carnets d’abonnés pour maximiser la diffusion sur le territoire. 

Il existe un moyen technique d’afficher sur tous les téléphones allumés un message d’alerte – une technique plus rapide que d’envoyer des SMS – mais les pouvoirs publics n’ont rien appris, qu’ils n’ont tiré aucune leçon du tremblement de terre de 2010.

Pour avertir les populations en cas de danger immédiat -des attaques terroristes réelles ou supposées-, l’Etat Haitien doit enlever les obstacles :

1. Absence de lois adaptées et de règlements :
La loi cadre qui régit le secteur des télécommunications date de 1977. Ce texte est dépassé et ne tient pas compte des progrès technologiques et des nouveaux services offerts aux citoyens. Aucun développement du numérique n’est possible sans un cadre légal et réglementaire adéquat, adapté à la société de l’information. Il doit poser la base d’une société numérique viable, sécurisée, inclusive et en harmonie avec l’environnement juridique régional et international.

2.Énergie :
L’électricité constitue l’un des défis majeurs au développement du numérique en Haïti. Selon les estimations de la banque mondiale, seuls 37.9% des ménages haïtiens avaient accès à l’électricité en 2014, alors que la République Dominicaine avoisine un taux de couverture de 99% et la région Amérique latine et Caraïbes, affiche une moyenne de 96%. Haïti figure parmi les pays avec le plus faible taux de couverture au monde, même si le taux de couverture dans les zones urbaines est supérieur à 50 %.

3. Manque d’infrastructures :
Le manque d’infrastructures est l’obstacle le plus flagrant au progrès social et une bonne performance économique en Haïti. Une entreprise connectée offre de meilleurs services à ses clients et fait augmenter ses revenus. Les infrastructures technologiques réduisent les facteurs temps et distance afin d’apporter des réponses rapides, en temps réel. À l’heure actuelle seulement 8,000km de fibres optiques sont déployées pour 27,700km2 de territoire en Haïti. Selon le Global Information Technology Report (2016), Haiti est classée 137e sur 139 pays… Ce qui démontrent que les infrastructures technologiques ne sont pas encore considérées en Haïti comme un véritable levier de développement économique.

4. Absence d’une politique publique :
L’un des obstacles est le choix d’intervenir sur les problèmes de manière superficielle et non structurelle. C’est-à-dire l’argument qui veut que les priorités sont les problèmes sociaux de base (éducation, santé, eau potable, nourriture, infrastructures routières etc..) auxquels font face la population. Pourtant, pour résoudre certains problèmes sociaux, les technologies de l’information peuvent jouer un rôle principal.

5. Manque d’investissements :
Les TIC sont le facteur structurant stimulant la croissance des autres secteurs. Des investissements nécessaires dans ce secteur permettront d’en saisir les opportunités. En Haïti, les investissements étrangers dans le secteur numérique sont très faibles pour une population d’environs 11 millions d’habitants. Il convient de s’assurer que l’environnement juridico-réglementaire adéquat est en place pour encourager une concurrence loyale et rassurer les investisseurs privés potentiels.

6. Coût des services :
Haïti figure parmi les pays ayant le coût d’accès au service mobile large bande le plus élevé, selon le rapport measuring the information society (2016) de l’Union Internationale des Télécommunications (UIT)]. Selon les estimations, un forfait Internet de 500Mb sur téléphone mobile coûte environ 34% du Revenu National Brut par habitant, soit l’un des pourcentages les plus élevés au monde pour un forfait de base de ce type measuring the information society, 2014.

7. Accès aux services :
Les services de haut débit sont fortement concentrés à Port-au-Prince et restent très limités aux principales zones urbaines et ne sont pas de qualité optimale. Il n’existe à date, aucun plan d’aménagement numérique du territoire pour assurer le renforcement des capacités locales et le développement économique des collectivités, la disponibilité d’un service de qualité aux administrés, la réduction des inégalités par rapport à d’autres entités territoriales concurrentes.

8. Absence de services en ligne :
Selon les statistiques, environs 2 millions de personnes ont accès à un téléphone intelligent. À part certaines Ambassades, des banques, la Direction générale des impôts (DGI) qui vient de lancer une plateforme de paiement de taxes en ligne et l’Office d’Assurance Véhicules Contre Tiers (OAVCT), les institutions publiques et privées n’offrent pas de services en ligne.

9. Faible pouvoir d’achat :
Avec un produit intérieur brut de 805 dollars par habitant (2018), Haiti figure parmi les 20 pays les plus pauvres de la planète. D’après une enquête de la Banque Mondiale auprès des ménages (2012), plus de 6 millions d’haïtiens, vivent sous le seuil de pauvreté, fixé à 2,41 dollars par jour, et plus de 2,5 millions (24 %) sous le seuil de pauvreté extrême (1,23 dollar par jour).

10. Manque d’innovation :
L’innovation technologique suit une course vertigineuse. La formation et l’innovation constituent les moteurs de croissance et de développement de nouveaux services. Haïti ne doit pas copier des solutions avec des modèles économiques venus d’ailleurs. Les technologies doivent à apporter des solutions liées aux problèmes de la communauté.

11. Absence d’une autorité de gouvernance numérique :
Il n’existe pas une institution qui met en oeuvre la vision du gouvernement ou qui donne le ton en matière de Gouvernance Numérique (GN).

12. Manque d’éducation et de culture numérique :
Pour faire le saut vers le numérique, le développement du capital humain apte à assurer ce changement est essentiel. La culture numérique fait référence aux changements culturels produits par les développements et la diffusion des technologies numériques et en particulier d’Internet et du web. Le citoyen haïtien ne se sent pas en confiance dans l’espace virtuel, alors que le monde tourne vers la dématérialisation et la mobilité. La dématérialisation de la monnaie, des services etc…L’accès aux outils technologiques est très faible dans les foyers.

l’Etat peut demander à ces derniers de prendre “les mesures nécessaires pour transmettre à (leurs) utilisateurs les messages d’alerte et d’information des pouvoirs publics destinés au public pour l’avertir de dangers imminents et atténuer les effets de catastrophes majeures.” Le Premier ministre, un magistrat peuvent demander la transmission du message.

le gouvernement peut saisir Digicel, Natcom, Free et bien d’autres pour les obliger à transmettre la communication officielle en cas de situation exceptionnelle à l’ensemble de leurs cartes SIM, rattachées donc à un numéro et une personne.

Le SMS utilise un protocole standard et peut ainsi être envoyé à l’identique sur tous les modèles de téléphones mobiles, à la façon des messages promotionnels que vous pouvez recevoir. Mais ce sont les opérateurs, détenteurs de votre numéro, qui gèrent les envois. L’Etat peut ainsi se contenter de leur demander de vous localiser pour envoyer le message et ne détient pas vos données personnelles. “Le SMS est un excellent vecteur de transmission car on s’aperçoit qu’il est particulièrement lu, bien plus qu’une notification ou un mail. Il n’y a pas besoin de connexion internet pour cela et donc pas de fracture sociale”.

Le nouveau système d’alerte national par SMS testé par l’administration américaine et l’agence fédérale de gestion des situations d’urgence (Fema). L’information est reprise par Challenges, le message titré “Alerte présidentielle” sera envoyé à “tous les téléphones portables en service aux Etats-Unis” en cas de catastrophe naturelle ou encore d’attentats.  

L’idée, qui remonte à une loi de 2016 promulguée à l’époque par Barack Obama, devrait ainsi permettre une transmission plus rapide des informations. Le message devrait également, deux minutes après son envoi, être relayé par les stations de radio et les chaînes de télévision. Les programmes seront temporairement interrompus

Haiti, doit faire mieux pour se doter du fameux “ALERTE NATIONAL” utilisé par les Etats-Unis, qui permet de toucher instantanément tous les terminaux d’une zone couverte.

D’après Henry Beaucejour, il est quasiment impossible de penser développement en Haiti et ailleurs sans penser politiques publiques en faveur du numérique.les politiques publiques doivent intégrer des objectifs pour rendre le numérique citoyen et inclusif en Haiti . 

“Il ne s’agit pas d’un effet de mode, le numérique s’impose à nous”, selon Henry Beaucejour

Les recommandations une transition numérique citoyenne et inclusive : 

  1. Faire de l’accès à internet et ses ressources essentielles un droit effectif ;
  2. Faire de la littérature pour tous le socle d’une société inclusive ;
  3. S’appuyer sur le numérique pour renforcer le « pouvoir d’agir » de tous les citoyens ;
  4. Réinventer les médiations à l’ère numérique ;
  5. Ouvrir la porte aux 65% jeunes à la dérive ;
  6. Aider les décideurs à embrasser les enjeux sociaux et politiques du numérique ;
  7. Disposer d’indicateurs adaptés à l’état actuel des sociétés numériques et des nouveaux objectifs d’e-inclusion.

HAITI NUMÉRIQUE 2030 !

VIVE LE NUMÉRIQUE !

Henry Beaucejour , Président (Haitian Carribean Information Technology Council /HACARABETCH )

https://www.haitilibre.com/article-27097-haiti-technologie-12-obstacles-majeurs-au-developpement-des-tic-en-haiti.html

https://www.challenges.fr/monde/un-nouveau-systeme-d-alerte-par-sms-teste-jeudi-aux-etats-unis_613144

Most Popular

Loubert Michel: “An authentic Sci-Tech Ambassador”

Born on the 18th of September in Port-Salut in the South of Haiti, Loubert Michel is a top...

Comment COVID-19 a accéléré la transformation numérique

Alors que certaines économies commencent à se relever de la pandémie de COVID-19, le Rapport sur le développement humain du PNUD avertit...

Nous avons actuellement une chance singulière de repenser l’enseignement dixit António Guterres

Haïti possède de nombreux atouts, parmi lesquels sa géographie, son peuple et son histoire. Cependant, son passé marqué par l'instabilité politique, les...

Technologie : l’heure est à la vigilance face aux cyberrisques aujourd’hui et demain

La pandémie de COVID-19 (coronavirus) modifie les schémas de travail et met à rude épreuve l’infrastructure informatique des organisations, notamment parce que...

Recent Comments