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Haiti : Défaillances du dispositif réglementaire , Pourquoi un tarif si cher du service MON-CAS ou MONCA$H ?

Le paiement mobile est un élément fondamental de l’inclusion financière. la république d’Haiti ne déroge pas à cette règle en lançant depuis voilà plus de cinq année le M-Wallet. Chantier qui a nécessité un travail en amont de mois aussi bien de la part des régulateurs, que des professionnels, banques et établissements de paiement.

Ce nouveau moyen de paiement est en concurrence avec d’autres dispositifs (cartes bancaires, espèces, virements…) qu’il complète aussi. La carte de crédit a beaucoup fait pour l’évolution des usages de paiement en permettant des échanges sécurisés, rapides, ainsi que les prémices du commerce électronique. L’objectif du paiement mobile est d’appréhender des besoins encore plus spécifiques. Plusieurs enquêtes, assorties d’études statistiques, ont permis de mieux comprendre les raisons de l’utilisation de ce service , 2010b). Les besoins récurrents, la compatibilité ainsi que l’utilité et la facilité , et principalement la mobilité .

Cette recherche de propriétés liées à la mobilité s’inspire de celle des services génériques offerts par le téléphone mobile :

  • l’ubiquité : grâce au service, les vendeurs doivent permettre aux acheteurs de réaliser leurs transactions à n’importe quel moment et n’importe où, ce qui laisse le loisir au consommateur d’utiliser les services proposés sans contrainte d’espace, ni de temps ;
  • la personnalisation : de plus en plus d’applications ou de services doivent être créés et stockés sur le téléphone. Les utilisateurs ayant des goûts, des envies ou des attentes différentes, ces applications sont personnalisées en fonction de différents profils d’utilisateurs et déclinent une fonctionnalité de base – le paiement – avec plusieurs services adjoints ;
  • la flexibilité : les utilisateurs doivent pouvoir procéder à des achats sur leur portable selon leur envie, sans contrainte de terminaux ou de commerçants. Ce paramètre s’apparente à celui de l’interopérabilité qui laisse la liberté de choix de l’intermédiaire et du mode de paiement ;
  • la diffusion : le réseau sans fil permet à chaque utilisateur de correspondre avec un grand nombre de partenaires, ce qui diffuse rapidement le moyen de paiement, sur la base de réseaux distants.

Ces derniers temps, c’est l’un des services les plus utilisés par la majorité de la population afin d’économiser du temps vu la facilité avec laquelle on fait les transactions. Les utilisateurs ne sont plus besoin d’aller souvent à la banque pour une minuscule transaction. Cela leur permet également d’être moins vulnérables face à l’insécurité grandissante qui sévit dans le pays, selon des observateurs. Suite à cette grande importance, la Digicel a décidé d’augmenter les frais de transactions dudit service.

La Digicel qui dit vouloir améliorer sa qualité de service, a choisi de maximiser excessivement ses profits. « Pour les retraits, les frais augmentent de 1 jusqu’à 83 gourdes. Et de 0,5 à 20 gourdes pour les transferts effectués de votre téléphone à une personne », lit-on dans un article sur Jeune.haïti.

Un retrait de 4 000 à 7 999 gourdes qui coutait 85 gourdes autrefois passe maintenant à 102 gourdes, soit 17 gourdes de plus, rapporte cette même source. 83 gourdes sont ajoutées aux 415 gourdes qu’on payait pour une transaction de 60 000 à 75 000 gourdes. 396 gourdes sont à débourser contre les 330 gourdes exigées auparavant pour un retrait de 40 000 à 59 999 gourdes.  Les frais d’un transfert de 4 000 à 7 999 s’élèvent désormais à 24 gourdes contre 20 gourdes autrefois, soit une augmentation de 4 gourdes.

Ce dossier semble n’être pas nouveau à Haïti quand on se souvient des exactions de la Rectel, la Haïtel, la Comcel et Ti-telefon2004 avec l’Etat sur les utilisateurs. Malgré l’arrivée de la Natcom et de la Digicel, rien n’a changé. Presque pas. Ces compagnies de téléphonie ont profité et profitent encore de la situation économique précaire des habitants et du laxisme de l’Etat haïtien pour s’enrichir davantage.

En effet, la mise en place d’un groupement revêt une importance capitale.Avec des missions, à veiller à la mise en œuvre des principes et règles de place applicables au paiement mobile et à définir les standards techniques communs au paiement mobile. Dans le même sillage, il mettra en place une charte de gestion des litiges et d’arbitrage et assurera, la revue périodique des règles de gestion de la table de correspondance. Par ailleurs, lasser à ce groupement la définition et la négociation des conditions techniques et tarifaires.

Ce qui balise le terrain vers le déploiement du paiement au niveau des commerçants. Aussi, devra-t-il assurer la veille sur la sécurité et la prévention des fraudes sur le paiement mobile.

Concernant les transferts d’argent le Chef de l’État a indiqué « Nous avons pu identifier 500,000 familles dans les zones rurales et un million dans les zones urbaines », précisant que ces transfert se feront à travers un mécanisme qui empêchera des personnes de profiter illégalement de cette aide ou à une famille de recevoir de l’argent deux fois consécutives, sans autre détails sur ce mécanisme, ni sur le coût global de cette aide financière ni sur la source des fonds nécessaires à cette importante opération.

Identifier 1.500,000 familles : Qui sont ces gens , sur une population de 10 millions d’habitants (Aliés de son parti poitique , sympatisants ,membre du PHTK) Comment anticiper une situation imprévisible ?

Cependant, en dépit de la pénétration fulgurante de la téléphonie cellulaire en Haïti , il semble que la population exprime une sorte de crainte en ce qui a trait à la sécurité de ce moyen de paiement. On a appris que l’infrastructure tarde à se déployer à cause du nombre très restreint de transactions. En raison de l’absence de l’interbancarité et l’interopérabilité, et autres.

La réglementation sur le fonctionnement de l’activité d’émission de la monnaie électronique et sur l’utilisation des NMP semble prendre en compte les possibles dérapages pouvant conduire a des tarifs arbitraires et autres.

Toutefois, il subsiste encore des vides réglementaires qui pourraient favoriser l’occurrence de ces phénomènes. En effet, le dispositif régissant l’utilisation de ces modes de paiements présente une certaine vacuité sur les aspects relatifs à toute type de fraudes. Notamment sur les aspects ci-après :

  • l’absence d’un dispositif réglementaire spécifique aux NMP et à la régulation des risques que leur utilisation peut engendrer ;
  • le contrôle sur l’origine des fonds déposés en contrepartie de l’émission de monnaie électronique, sur l’objet des transactions, ainsi que sur la destination des fonds. Des dispositions dans ce sens contribueraient à une meilleure traçabilité des opérations ;
  • le contrôle des transactions en temps réel dans le but de réduire les risques liés au caractère rapide de la circulation de la monnaie électronique via les NMP ;
  • le niveau des seuils sur les volumes de transaction qui restent trop élevés et semblent avoir été fixés sans tenir compte du possible caractère fragmentaire de ces opérations, et d’un recours possible au smurfing.
  • La supervision des nouveaux acteurs du marché, notamment les intervenants dans le circuit de distribution du mobile money. Ce dernier peut en effet présenter de nombreuses vulnérabilités liées à la faible formation des agents ou distributeurs, souvent non professionnels du secteur financier, au fonctionnement des NMP ainsi qu’aux dispositifs et autres mécanismes de lutte contre les risques liés à l’utilisation de ces derniers.

L’enjeu est de taille notamment dans une ère où le digital est devenu une composante inconditionnelle de notre mode de vie. C’est aussi un levier prioritaire pour réussir le chantier de l’inclusion financière qu’ Haiti a lancé.

Alors comment les opérateurs (bancaires et télécoms) se sont préparés pour cette révolution ?

Sont-ils sur la bonne voie ?

Allons-nous atteindre les objectifs de la bancarisation de 100% à l’horizon 2030 ? 

Pour minimiser l’ensemble des risques ci-dessus énumérés, les recommandations suivantes ont été faites :

  • Améliorer le dispositif réglementaire de régulation et de supervision de l’activité d’offre des NMP ;
  • Maîtriser les risques de fraude cybercriminelle ;
  • Coordonner les activités des acteurs impliqués dans la gestion des NMP ;
  • Renforcer les capacités des acteurs opérationnels.
  • des tarifs controlés et supervisés par l’état répondant aux moyens de la population
  • Assurer principalement que les échanges soient effectués de façon sécurisée, à la fois pour l’émetteur et le consommateur.

En effet, la politique de tarification n’a été jamais sous contrôle. Des autorités irresponsables. Des organisations des droits de l’homme silencieuses. Pourtant les clients peinent à bénéficier d’un bon service accessible.

Cela dit, les dés sont jetés. Reste à voir comment les choses vont évoluer et dans quelle mesure les acteurs vont-ils s’adapter aux spécificités du consommateur Haitien ?

  • La NFC (Near Field Communication) est une technologie basée sur la radiofréquence permettant l’échange de données sur une courte distance (moins de dix centimètres).
  • Le Mobey Forum est une organisation à but non lucratif où les participants issus de différents milieux professionnels (banques, opérateurs, constructeurs mobiles…) discutent et proposent des solutions pour l’utilisation des services mobiles financiers.
  • La Banque centrale du Liberia a proposé en août 2011 d’offrir seule des services de paiement mobile. Cette initiative a permis le développement d’autres pilotes reposant sur des modèles plus « collaboratifs ».
  • https://lenouvelliste.com/article/145506/les-modes-de-paiement-en-usage-en-haiti

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