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L’e-gouvernance, peut être un facteur de démocratisation en Haiti

 

L’e-gouvernance (la gouvernance recourant aux technologies de l’information) se situe au cœur de l’exercice de deux droits essentiels à toutes les sociétés démocratiques: la liberté d’expression et l’accès à l’information.

L’e-gouvernance, lorsqu’elle est efficace, constitue un moyen novateur et transparent d’offrir des services gouvernementaux et d’échanger l’information avec les citoyens de façon pratique, rapide et économique.

La migration massive depuis les ordinateurs personnels vers les applications de téléphonie mobile est également porteuse de nouvelles opportunités.

Plus de cinq milliards de personnes, soit quelque 77 % de la population du globe, possèdent un téléphone mobile ou y ont accès. Dans les régions sans électricité, ordinateurs ou accès à l’Internet, la téléphonie mobile contribue de plus en plus largement à répandre les services gouvernementaux, bancaires ou sanitaires.

Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) apporte son concours à 222 projets d’e-gouvernance et d’accès à l’information dans 92 pays. Plus de 20 % de ces projets se concentrent sur l’emploi des technologies de l’information pour faciliter l’accès de la population à l’information publique, et 18 % sur l’amélioration des prestations de services.

En Corée, pays qui a remporté le prix des Nations Unies pour l’e-gouvernance mondiale en 2010 et 2011, les citoyens peuvent adresser des pétitions au gouvernement, se plaindre des services de l’État, payer leurs impôts et déposer des demandes de brevets en ligne. Les entreprises peuvent faire dédouaner les marchandises rapidement et à moindre coût et trouver toutes les informations dont elles ont besoin dans un seul et même espace virtuel.

Bien que de nombreux pays en développement réalisent des progrès notables dans ce domaine, il reste néanmoins des défis à relever. Les administrations gouvernementales doivent mobiliser des ressources limitées de façon plus stratégique afin de répondre efficacement aux besoins des administrés  et jeter des ponts durables entre les institutions publiques et la population. Par ailleurs, la mise en place d’une infrastructure d’e-gouvernance robuste coûte cher.

Les pays développés et en développement ont davantage à apprendre de leurs expériences respectives en matière de politiques, de plans et d’investissements dans l’infrastructure, la technologie et le capital humain, et l’on ne peut donc que se féliciter de voir les nations et les organisations multilatérales intensifier leurs efforts de partage de leurs initiatives d’e-gouvernance.  

où en est on en Haiti ?

 

Parlez-nous : Quelles mesures peut-on prendre pour renforcer l’e-gouvernance et la participation publique dans les pays en développement ?

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