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Margarita Cedeño de Fernández l’ancienne première dame de la Rép dominicaine à ouvert Plus d’une centaine de Centres technologiques pour la jeunesse .

Margarita Cedeño de Fernández est l’épouse du Président de la République dominicaine, Leonel Fernández. Elle est docteur en droit de l’Université autonome de Saint-Domingue (UASD) et titulaire d’une maîtrise en législation économique de l’Université catholique Madre y Maestra. En tant que Première Dame de son pays, Mme Cedeño de Fernández s’intéresse beaucoup à la famille, en particulier dans les groupes les plus démunis de la population — en tant que cellule fondamentale de la société et donc l’une des destinataires privilégiées de l’aide au développement. Elle considère que les technologies de l’information et de la communication (TIC) peuvent contribuer pour beaucoup à l’amélioration de la vie quotidienne des familles rurales.

Ainsi qu’elle l’a dit dans le discours prononcé lors de la remise du prix, «c’est pour moi un honneur et une leçon d’humilité de voir ainsi récompensé le travail inlassable accompli par notre gouvernement, en particulier au nom du Bureau de la Première Dame, pour généraliser l’accès aux TIC et l’utilisation et la gestion de ces technologies essentielles au développement de notre pays. Nous nous employons à promouvoir un développement à dimension humaine et inclusif pour des familles de la République dominicaine, en mettant en place des stratégies éducatives et sociales qui donnent à chaque membre de ces familles les moyens d’agir, de façon à leur permettre d’assumer leurs responsabilités en vue de leur prospérité future. Pour renforcer ces stratégies nous avons recours aux TIC, car il s’agit d’un moyen efficace et rapide qui nous permet d’évoluer en changeant la vie des habitants.»

A l’écoute des défavorisés

La République dominicaine est un petit pays des Caraïbes qui partage l’île d’Hispaniola avec la République d’Haïti. Ainsi que l’a expliqué Mme Cedeño dans un discours prononcé à Genève, lors de la création du Fonds mondial de solidarité numérique en 2005, «plus de 3 millions d’habitants sur les 8,6 millions que compte le pays vivent dans la plus extrême pauvreté, sans le strict nécessaire, sans accès à la technologie, sont exclus du processus du développement et ne peuvent bénéficier des retombées de la mondialisation».

Elle a souligné à cette occasion que les avantages de la société de l’information représentaient une véritable révolution dont les Dominicains — comme tous les peuples du monde — devraient bénéficier. «Nous devons, à l’échelle nationale et internationale, nous efforcer de faciliter l’accès à la société de l’information pour chaque communauté, chaque ménage et chaque habitant; nous devons également passer de l’ère préindustrielle à l’ère numérique.» Mme Cedeño a en outre réaffirmé qu’elle-même et le Président Fernández appuyaient avec une détermination sans faille la cause du Fonds de solidarité numérique et a insisté sur la nécessité «de relier les politiques économiques à un programme social ambitieux, afin de garantir que les déshérités pourront bénéficier des avantages des TIC.»

La Première Dame a expliqué que le secteur des télécommunications était, en République dominicaine, d’une importance fondamentale pour l’économie nationale. «Toutefois, l’accès aux services Internet est très limité et reste circonscrit aux habitants des grandes villes. Ceux des zones rurales et des banlieues marginalisées ne profitent nullement des avantages et possibilités offertes par les TIC.»

Pour remédier à cette situation, tout au moins en partie, la République dominicaine a mis en place un programme ambitieux de réduction de la fracture numérique grâce à l’amélioration des connexions à l’Internet et des connaissances de base en informatique et au renforcement des ressources humaines dans le secteur des TIC. Le Président Fernández a chargé le Bureau de la Première Dame de mettre en œuvre des projets visant à atteindre ces objectifs, le but étant de mettre la technologie au service des habitants, en particulier de ceux des zones les plus déshéritées.

Centres technologiques communautaires (CTC)

L’un de ces projets vise à installer 135 centres technologiques communautaires (CTC), soit un dans chaque municipalité de la République dominicaine. Ce projet permettra aux communautés très déshéritées de participer au processus de développement social, culturel et économique du pays, qui pourrait ainsi parvenir à atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement.

Ainsi que l’a expliqué Mme Cedeño de Fernández, «nous axons nos efforts sur la création de centres technologiques communautaires dans les poches de pauvreté de la République dominicaine, où nous mettons les TIC à la disposition des plus défavorisés. Nous travaillons actuellement dans les municipalités et communautés les plus pauvres de notre pays. Notre objectif est de construire un centre technologique communautaire dans chaque municipalité et dans chaque village».

Elle a invité les participants à voir un documentaire vidéo qui montre l’importance et l’impact que le CTC de la communauté de Pedro Sánchez a pour ses habitants les plus jeunes. «Avant la création de ce centre, l’accès aux TIC y était très difficile, explique dans la vidéo une mère de famille, les pauvres n’ont pas les moyens de suivre un cours d’informatique.»

Heureusement, aujourd’hui, la création d’un CTC offre de nouvelles perspectives à tous les membres des familles. Dans la vidéo, on voit une jeune fille montrant à sa grand-mère comment utiliser un ordinateur, on voit aussi qu’il existe des installations pour enfants de tous âges. Comme l’a dit une fillette, «quand on a suivi un cours ici, on se sent bien car on a l’esprit plus ouvert et on sait ce que l’on veut faire plus tard»!

Ainsi que le fait observer la Première Dame dans la vidéo, «le centre technologique communautaire est ouvert à tous. Il est là pour aider les gens dans leurs activités économiques, qu’ils soient cultivateurs ou marchands de bonbons ou d’objets artisanaux». Elle a ajouté que des cours sont également proposés aux handicapés.

Dans l’ensemble du pays, chaque centre fournira des services téléphoniques, de télécopie et l’Internet. Une formation sera dispensée dans des domaines tels que la création de bases de données et le traitement de l’information, en privilégiant le renforcement des compétences des populations locales et leur aptitude à utiliser efficacement les TIC. Il est prévu d’utiliser les CTC pour des programmes qui améliorent l’égalité hommes/femmes en donnant aux femmes et aux jeunes filles de meilleures possibilités d’accès aux TIC et de nouvelles compétences professionnelles. Ces centres sont également équipés de stations de radio communautaires, qui complètent les programmes éducatifs.

«En outre, a dit Mme Cedeño de Fernández, nous voulons que les utilisateurs puissent se servir de ces centres pour effectuer des transactions bancaires, transmettre des documents, accéder à des services d’administration en ligne et à des bibliothèques virtuelles et créer de petites entreprises qui bénéficieront aux populations locales et prospéreront grâce aux TIC les plus évoluées.» Les CTC seront équipés de salles de conférence pour l’organisation d’ateliers et de programmes éducatifs. Chacun d’eux sera géré par un comité d’habitants de la région. Mme Cedeño de Fernández espère que ces installations seront le point de départ et le moteur du progrès dans chaque ville où elles existeront.

Dans la vidéo, on voit également des enfants rendre visite à la Première Dame au Palais présidentiel. Elle leur explique que ce sont eux qui édifieront la société dont tous les Dominicains rêvent. Interrogée sur les CTC, elle répond que son vœu le plus cher «est que les enfants comme vous deviennent acteurs des technologies, de l’informatique, de la société de l’information et du savoir, que chacun d’entre vous et sa famille fasse connaître les avantages de l’utilisation des TIC au service du développement».

En conclusion de la vidéo, elle se félicite du dynamisme et de l’intelligence de la population dominicaine et de son espoir en une vie meilleure. Et Mme Cedeño de Fernández de déclarer: «Je souhaite très sincèrement que les centres technologiques communautaires deviennent pour notre peuple le moteur du développement, du progrès et du bien-être afin de nous permettre d’édifier une société plus juste, plus égalitaire et, surtout, plus inclusive.»

Agir au niveau mondial et au niveau local

Mme Cedeño de Fernández connaît les avantages, mais aussi les inconvénients, des TIC. La tendance est, en particulier dans les pays en développement tels que la République dominicaine, à réserver les TIC aux habitants relativement aisés des villes. Lorsque cette situation amène certaines catégories de population à dépasser les autres sur le plan économique, elle «contribue précisément à élargir la fracture numérique et la fracture sociale».

Mme Cedeño de Fernández a dirigé la délégation dominicaine à la seconde phase du Sommet mondial sur la société de l’information (SMSI), qui s’est tenue à Tunis en novembre 2005. Dans le cadre d’une table ronde avec d’autres participants de haut rang, elle a souligné que les nouvelles techniques ne devaient plus être réservées aux citadins, mais être mises à la portée des habitants défavorisés des zones rurales. «Afin de promouvoir les TIC en tant que moteur du développement humain durable, en particulier grâce à la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement fixés par les Nations Unies, nous devons cibler localement ces objectifs ou les décentraliser au niveau local et dans les zones rurales, là où nos sociétés sont aujourd’hui en proie à une extrême pauvreté», a dit Mme Cedeño de Fernández.

De l’avis de la Première Dame de la République dominicaine, c’est par l’intermédiaire de projets ciblés localement, par exemple grâce à la création de centres technologiques communautaires, que l’on parviendra à réduire la fracture numérique.

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